Arc Bois Chasse - Les arcs en aubier.

Arc-Bois-Chasse

Les arcs en aubier.

 




 "Ci-dessous, flat bow en frêne légèrement teinté, 67 pouces de long, 2 bons pouces de large, 65 livres à 28 pouces d'allonge."




  •  L'aubier se situe directement sous l'écorce d'un arbre. On l'utilise en général pour la fabrication d'arc en orme, en frêne, en sorbier, en érable, en chêne...  des essences de couleur claire, voir blanche, qui on en commun la dureté, et des niveaux d'élasticité différents.



  •  Les deux arcs en orme découverts à Holmeguaard au Danemark dans les années 60 font office de référence. 

Ces arcs sont datés de 8500 ans mais un seul est entier, l'autre est sous forme de fragments.

L'arc entier mesure 1m60 de long sur 4.5cm de large.

L'arc fragmenté est estimé à 1m80 sur 5.5 cm de large.

 

  •  Photos de gauche à droite:
  • Ce premier arc est une copie d'Holmeguaard. Les décors ne sont par contre qu'une suggestion.
  • Le deuxième est un arc plat s'inspirant également de cette tradition mais sa section est rectangulaire.
  • Détail de poignée d'un arc plat.
  • Ventre d'un arc d'Holmeguaard en orme. 
  • Confection de poupées avec du fil de chanvre et de la colle de peau. 

 La puissance des arcs en aubier varie de 30 à 70 livres.

 

    

       

  • Mollgabet 

Le fragment d'arc retrouvé à Mollegabet au Danemark date de la même époque, 7ieme millénnaire av. JC. Sa longueur réduite suggère un arc pour enfant. La conception de cet arc, ainsi que ceux d’Holmeguaard semble révolutionnaire. En effet, les extrémités des branches sont rigides sur des longueurs variant entre 20 cm et 40 cm environ. Elles agissent comme des leviers sur le reste des branches de l’arc quand celui-ci est armé. Lors du tir, cette rigidité va augmenter la vitesse de déplacement des branches jusqu'à leur position initiale et ainsi, augmenter la vitesse de la flèche. Les parties qui plient sur ces arcs doivent être parfaite car l’étirement et la compression des fibres du bois sont très sollicités. Cette technique est plus flagrante sur l’arc de Mollegabet que sur ceux d’Holmeguaard.

 

 

 

 

 

  • Cet arc est en frêne, il mesure 184cm de long et 5.7 cm de large.   Sa puissance est de 52 livres à 28 pouces d'allonge.

 

  

 

 

Les poupées de cet arc sont malheureusement inconnues mais l’hypothèse des ligatures d’Holmeguaard peut être appliquée également à Mollegabet. Cependant, ces ligatures on tendance à ramollir par temps de pluie. Le fil de chanvre et la colle de peau utilisé pour bloquée la corde ne sont guère adapté au climat pluvieux et à l’humidité en général. Des colles végétale comme les braies de bouleau ou la résine seront plus adaptées à résister à l'humidité. Une alternative est cependant possible. Des segments de bois de cerf débarrassés de leur spongiosa sont insérés aux extrémités de l’arc et semble idéal par tout temps. De plus, ces segments sont amovibles, tiennent très peu de place et peuvent éventuellement ce fabriquer en quantité rapidement. Passés dans un fil pour les stockés, ils seront comparable à un collier et assimilables peut être à des éléments de parure en archéologie. Sur certains sites des pièces similaires ont déjà été retrouvées et il est donc possible qu'elles servaient plusieurs desseins.

Elles reste dependant fragile au chocs, comme un coup sur un rocher dans un contexte de chasse par exemple, c'est l'inconvénient majeure de ces poupées.

                                         




  • Meare Heath


L'arc de Meare Heath (voir chapitre "le arcs en bois de coeur") peut être fabriqué en frêne ou en orme.   
 
 
  
 Cet arc est en orme et mesure 170 cm de long
(67 pouces) et 6 cm de large.
Sa puissance est de 57 livres.
 
 
  •  Les décors 

                                                                                 
 Leurs fonctions premières sont d'atténuées la couleur claire des arcs en aubier. En effet, les arcs en bois blancs sont facilement repérables en action de chasse. des animaux comme le mouflon ou le chamois qui bénéficient d'une excellente vision detecteraient de loin les mouvements suspects de cette "masse blanche".
L'idéal est de recouvrir une grande surface du dos de l'arc de motifs géométriques qui a pour effet de destructurer l'apparence de l'arc. C'est un atout indéniable quand on pratique une chasse où l'effet de surprise est primordial.
En Europe, aucuns décors n'a résisté au temps sur les artefacts mis à jours, mais ont peu facilement emettre l'hypothèse qu'ils étaient utilisés.
 
  • Photo de droite: l'arc du centre à des motifs pris sur des stèles gravées du néolithique.
L'arc de droite a un décor amérindien.
  
        
 Ci dessus, ces motifs amérindiens peuvent recouvrir entièrement les branches de l'arc. Des chutes de peaux de serpents peuvent être également utilisées pour camoufler la blancheur du dos de l'arc.
 
 
 
 
 -Ci dessus, à droite, pointes en bois et silex sur les mêmes décors.
 
 - A gauche, motifs amérindiens